Devenir accompagnant.e du deuil périnatal
Accompagner quand la naissance rencontre la mort
lI y a des naissances qui ne ressemblent pas à celles que l’on avait imaginées.
Et pourtant ce sont des naissances malgré tout.
Un bébé qui meurt pendant la grossesse.
À la naissance.
Quelques heures ou quelques jours plus tard.
Et au milieu de ce qui vient de s'effondrer, il y a encore une mère, un père, parfois des frères et des sœurs. Une famille qui vient de naître autrement.
Il n'y a rien à réparer.
Il n'y a pas de bonne façon de vivre ce qui arrive. Pas de mots capables d'effacer la douleur. Pas de chemin tout tracé qu'il faudrait emprunter pour « faire son deuil ».
Mais il peut y avoir une présence.
Quelqu'un qui sait rester là sans remplir le silence.
Consoler.
Consoler, ce n'est pas faire disparaître la douleur.
C'est parfois une main posée sur une épaule. Un silence partagé. Une présence qui ne se dérobe pas.
Accompagner le deuil périnatal, c'est aussi savoir ce qui peut être proposé lorsque tout bascule. Connaître les possibilités qui existent, ouvrir des espaces, permettre aux parents de choisir ce qui est juste pour eux.
C'est accompagner l'immédiat, mais aussi l'après.
Quand les autres reprennent leur vie. Quand le corps raconte encore la grossesse et la naissance. Quand il faut trouver comment vivre avec une histoire que l'on n'avait jamais imaginé devoir écrire.
Cela demande des connaissances.
Mais cela demande surtout quelque chose que nous apprenons peu : ne pas avoir peur de la douleur de l'autre.
Pouvoir s'en approcher sans vouloir la faire taire.
Et rester.
Ça aussi, ça s'apprend.
Trois jours pour expérimenter
Cette formation se déroule sur trois jours en immersion.
Trois jours pour alterner les apports théoriques et les expériences : comprendre les spécificités du deuil périnatal, aborder les différentes situations auxquelles on peut être confronté.e, travailler la relation d'aide et la posture de l'accompagnant.e, explorer ses propres ressources et la place que peuvent prendre les rituels et la spiritualité dans l'accompagnement.
Nous parlerons notamment de l'IMG (interruption médicale de grossesse), de la MFIU (mort foetale in utero), des pathologies létales, du post-partum, de l'accompagnement de l'entourage, du jumeau perdu et des grossesses d'après.
Mais ces trois jours ne se passent pas assis autour d'une table à prendre des notes.
Il y aura des cercles de parole, des méditations, du mouvement, des exercices en binôme, des visualisations, des temps de partage et des rituels.Parce qu'on n'apprend pas à être en présence uniquement en parlant de présence.
