Accompagnement et coaching

Et si tu n'avais pas besoin de devenir une meilleure version de toi-même ?

Je n'ai jamais beaucoup aimé cette idée.

Cette injonction permanente à devenir plus aligné.e, plus conscient.e, plus performant, plus guéri, plus accompli. Comme s'il existait quelque part une version idéale de nous-mêmes qu'il faudrait atteindre à force de travail.

Je ne crois pas que l'accompagnement serve à fabriquer quelqu'un d'autre.

Peut-être qu'à force de chercher qui tu devrais devenir, tu as perdu de vue qui tu es.

C'est plutôt là que commence mon travail.

Pas devenir meilleur.e.

Pas devenir quelqu'un d'autre.

Seulement oser être soi... Enfin...

Commencer par soi

Mon cursus thérapeutique a commencé à l'âge de 15 ans.

Depuis, je n'ai jamais cessé d'explorer.

Pas toujours de la même manière. Pas toujours au même endroit. Et surtout, pas tout en même temps.

Mon parcours s'est construit marche après marche.

Chaque compréhension a rendu le pas suivant possible. Chaque couche enlevée en a laissé apparaître une nouvelle. Chaque outil est arrivé à un moment où, sans doute, j'étais prête à le rencontrer.

En 2008, forte d'un travail profond sur mon histoire et sur ce que j'avais à y comprendre, je me suis formée au coaching. L'envie d'accompagner était présente depuis longtemps. Mais quelque chose me manquait dans l'approche thérapeutique que je connaissais : la mise en mouvement. Comprendre, oui. Mais que faire ensuite de ce que l'on avait compris ?

Plus tard, j'ai rencontré d'autres approches. Puis d'autres encore. Je me suis formée. Notamment pour devenir thérapeute en sophro-analyse.

Et certaines m'auraient probablement fait fuir si elles s'étaient présentées dix ans plus tôt.

Je n'aurais pas été prête pour le chamanisme au début de ma route.

Je n'étais même pas prête pour la spiritualité.

Il m'a fallu passer par les mots. Comprendre. Analyser. Mettre du sens. Déconstruire certaines choses très concrètes avant de pouvoir envisager qu'il puisse exister d'autres endroits à explorer.

Il m'a fallu enlever les premières couches de l'oignon pour pouvoir seulement apercevoir les suivantes.

Et je crois aujourd'hui que c'est essentiel.

Accompagner, ce n'est pas un programme à dérouler.

C'est un parcours.

Et ce parcours est propre à chacun.e.

Se dévêtir des autres pour se parer de soi

Au fil du temps, une question est devenue centrale :

qu'est-ce qui est à moi, et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

Qu'est-ce qui appartient à mon histoire, à mes désirs, à mes choix ? Et qu'est-ce que j'ai appris, hérité, intégré pour être aimée, acceptée, protégée ?

Se dévêtir des autres, c'est aussi cela. Oser se regarder à poil. Sans se mentir, sans se cacher. Reconnaître ce qui nous appartient, ce que nous portons pour d'autres, ce que nous voulons garder et ce que nous pouvons enfin déposer.

Pendant très longtemps, mon cheminement est passé par les mots.

Les mots entendus. Les mots prononcés. Les mots écrits.

Ils m'ont permis de comprendre, de relier, de donner du sens. Et ils restent aujourd'hui une part essentielle de ma manière d'accompagner.

Mais à un certain moment sur ma route, j'ai découvert quelque chose d'assez déroutant :

je pouvais avoir compris une histoire et continuer pourtant à la porter.

Intellectuellement, certaines choses étaient parfaitement claires.

Et pourtant, quelque chose résistait.

Alors j'ai commencé à regarder ailleurs.

Les constellations familiales et le chamanisme notamment m'ont amenée à explorer les empreintes énergétiques, les transmissions, les systèmes auxquels nous appartenons, y compris dans l'invisible.

Puis le corps a pris davantage de place.

Parce que lui aussi avait enregistré. Mes expériences ne vivaient pas seulement dans le récit que j'en faisais. Elles avaient laissé des traces dans mon corps.

Il m'a fallu encore du temps pour comprendre que ce que j'avais vécu avait laissé des empreintes à plusieurs endroits : dans mon esprit, dans mon corps et dans mon âme.

Et que comprendre l'un ne suffisait pas toujours à libérer les deux autres.

Alors les explorations et les formations se sont poursuivies : de l'alignement énergétique à la méditation, en passant par le Chi Nei Tsang — un massage du ventre qui travaille sur la libération des émotions.

Il m'a fallu aller rencontrer ces différentes couches.

C'était mon chemin pour nettoyer plus profondément ce qui avait besoin de l'être. Et du chemin, il m'en reste encore à faire... Il en restera toujours à faire ! Personne ne quittera cette terre en étant devenu Bouddha.

Mais peut-être aurons-nous appris à nous aimer... un peu plus, un peu mieux...

Et puis j'ai rencontré d'autres histoires, d'autres personnes, d'autres circuits, d'autres itinéraires. Et j'ai pu observer combien chacun.e trouvait sa route à sa manière.

Pendant toutes ces années d'exploration, où je remplissais aussi ma boîte à outils, j'ai appris quelque chose d'essentiel :

il n'existe pas une méthode qui fonctionne à coup sûr pour tout le monde.

Ce qui m'a permis d'avancer à un moment aurait pu ne rien provoquer dix ans plus tôt. Chaque étape avait, d'une certaine façon, préparé la suivante.

Alors je ne cherche pas à reproduire ce qui a été bon pour moi chez les personnes que j'accompagne.

Je sème.

Certaines graines germent immédiatement. D'autres beaucoup plus tard. Certaines ne germeront peut-être jamais. Et il arrive que je ne voie même pas ce qu'elles deviendront.

Ce n'est pas mon jardin.

Voilà comment j'accompagne aujourd'hui : je peux semer quelques graines sur ton chemin, te montrer où sont l'arrosoir et la source d'eau.

Mais c'est toi qui restes gardien ou gardienne de ton jardin.

Si cette façon d'accompagner résonne pour toi, nous pouvons avancer ensemble de deux façons.